De KATHMANDON, nous avions rejoint POKHARA en car.
Le vol de POKHARAà JAMOSON est angoissant : l'avion doit surmonter un col à une altitude limite pour lui...
Impressionnant sommet de 8.167 mètres .
L'ascension solitaire de la Face Sud directe fut réalisée par le slovène Tomaz Humar en 1999.
Les drapeaux à prière, couverts de mantras sont étendus et laissent leur prière aller vers le ciel.
Quand le ciel en sera rempli, il y aura en principe quelque chose de mieux...
La route entre JOMSON et KAGBENI longe le lit de la Kali Gandaki et passe sur certaines portions sèches de la rivière.
Il faut savoir que dès 11h30, des vents thermiques avec de violentes rafales se lèvent tout au long du trajet, rendant la marche pénible.
Porte de passage vers le Mustang, le village a longtemps vécu avec les caravanes reliant les vallées.
Aujourd'hui, il accueille d'autres genres de caravanes et le nombre de Guest Houses témoigne de son intense activité en haute saison touristique. Pour le reste, Kagbeni a su pour l'instant garder sa simplicité.
Les hommes continuent à ramener les troupeaux tous les soirs, les femmes font sécher le grain devant les maisons tout en surveillant les enfants du regard.
Femmes et enfants sont chargés d'aller chercher les fagots et de les rapporter.
Le labour se fait avec une charrue en bois à un soc (brabant) tirée par deux chevaux.
Vallée de la Kali Gandaki, une des plus belles vallées du Népal, parcourue par les pèlerins et les marchands transportant du sel et les denrées indispensables à dos de mulets. La partie du Jomosom, ressemble au Tibet, aride et ventée. Les massifs de l'Annapurna et des Dhaulagiri dominent la randonnée durant presque tout notre parcours.
Un moulin à prières est un objet culturel utilisé par les Népalais pratiquant le bouddhisme.
Le moulin à prières traditionnel est constituée d'un cylindre rempli de mantras et pouvant tourner librement autour d'un axe. Selon les croyances associées à cet objet, actionner un tel moulin a la même valeur spirituelle que de réciter la prière du mantra, la prière étant censée se répandre ainsi dans les airs comme si elle était prononcée.
Les moulins souvent disposés en longues séries sont mis en mouvement l'un après l'autre par le fidèle qui passe devant eux. Le fidèle déplace les moulins avec sa main droite. Et le moulin doit être tourné dans le sens horaire afin que le mantra soit lu dans le sens où il a été écrit.
La technique du sciage à bras remonte
aux Gaulois...Une fois l'arbre abattu par
les bûcherons, sa bille était ensuite débitée à la main et dans le sens de la longueur, par les scieurs de long, de manière à obtenir planches, chevrons, poutres etc
Le langage populaire a consacré l'usage du mot « sherpa » pour désigner ceux qui accompagnent les expéditions himalayennes, notamment les porteurs. C'est en portant effectivement que le peuple sherpa s'est fait connaître. Mais le terme Sherpa désigne plus justement une ethnie népalaise d'origine tibétaine, un peuple venu de l'est... shar (est) et pa (peuple).
Dans la vallée, leur charge est d'environ 32 kilos. En haute montagne un peu moins...
Une courroie passant au sommet de la tête sert à tenir le sac.
Il y a fréquemment des "repose-charges", bois ou pierres car ils ne peuvent poser leur lourde et encombrante charge à terre sous peine de ne pouvoir la remettre sur leurs épaules !
J'ai tenté de prendre une fois un de leurs sacs ..et me suis retrouvé allongé sur le dos.
La nourriture essentielle et seul repas de la journée des porteurs est le DAL-BAT, du riz assaisonné d'une sauce aux lentilles.
Il est servi à volonté.
Nous en avons mangé quelquefois, c'est assez bon .
Un grand récipient de bois contient de l'orge fermentée qui sert à faire la bière locale, dont la lie sera donnée au bétail, car rien ne se perd dans cette économie ancienne.
Nous en avons bu avec les porteurs, ce n'est pas abominable...
L'estomac bien plein, un de nos sympathique porteurs se repose près du poêle, dans le lodge qui nous accueille pour la nuit.
Encore un long vol avant que je ne rejoigne la vallée, environ 1.500 mètres sous moi..
C'est le SIRDAR, c'est-à-dire le chef de l'équipe des sherpas. C'est lui qui les recrute, qui les paie, qui répartit les charges.
Tendi parle bien français ; chaque été il vient en France au refuge de FOLLY (au-dessus de Samoëns) assister Jean MOATTI, gérant de ce refuge.
J'ai eu le plaisir d'être accueilli chez lui lors d'un second trek dans la région du SOLU-KHUMBU
Le stûpa trouve son origine dans le tumulus et ne consiste, à ses débuts, qu'en un empilement de pierres au cœur duquel est enfermé une relique du Bouddha. En effet, d'après la tradition, après la crémation du Bouddha, ses reliques sont partagées en huit parties qui sont distribuées aux huit rois venus lui rendre hommage à cette occasion : Ajâtashatru, le roi du Magadha, au Lichchavî de Vaishâlî, aux Shâkya de Kapilavastu, aux Buli d'Allakappa, aux Koliya de Ramagama, au brahmane de Vethadipa, aux Malla de Pâpâ - Pâvâ en pâli - et aux Malla de Kusinâgar. Ce sont ces reliques qui vont être enchâssées dans les premiers stûpas.
Celui-ci est le plus grand du monde.
Remarquez les yeux, de trois couleurs : rouge,blanc et bleu.
PASHUPATINATH est le lieu saint de l'hindouisme.
Rives de la rivière Bagmati , la plus sacrée du Népal,au bord de laquelle sont réalisées les crémations. A cet endroit, la rivière ne doit pas faire plus de 10 mètres de large. Au pied du temple de Pashupati (interdit aux non hindous) se trouvent 2 ghats (des plate-formes utilisées pour les crémations) des riches et des rois.
Sur un bûcher (à l'ombre sur cette photo) un corps est en train de brûler.L’escalier aux larges marches donne sur un vaste promontoire offrant une vue en plongée sur les ghâts de crémation de l’autre côté de la rivière. Un mort, enveloppé dans un linceul, repose par terre près d'un bûcher funéraire. À quelques dizaines de mètres de là, des enfants jouent au ballon sans se soucier de la cérémonie qui se prépare. Des membres de la famille font trois fois le tour du bûcher en portant le corps. Ils le déposent ensuite sur le bûcher et le recouvrent de paille. Le feu est allumé près de la bouche. Le corps s'embrase.
Un tahr de l'Himalaya .
( Je n'ai pas pris cette photo moi-même, je l'ai trouvée sur Internet.)